Martín Chambi – Pionnier de la photographie latino-américaine

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  • Martín Chambi - la famille d'Ezequiel Arce et sa récolte de pomme de terre
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    Martín Chambi - Cusco
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    Martín Chambi, 1934 - Cavalier dans la neige.
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    Martín Chambi - La tristeza del hombre andino Cusco, 1933
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    Martín Chambi - Cargador de chicha Tinta, Sicuani, 1940

 

Rien ne destinait Martín Chambi  à devenir le plus grand photographe du Pérou. Né en 1891 à Coaza (Carabaya) au nord du lac Titicaca, ses parents étaient des paysans quechua. Il découvrit la photographie à l’âge de 14 ans dans les mines d’or gérées par la Santo Domingo Mining Company où son père travaillait.  Après avoir économisé plusieurs années plusieurs années, il partit en 1908 à Arequipa dans le réputé studio Vargas pour apprendre le métier.

Après quelques années, ouvrit son propre studio à Sicuani puis à Cuzco en 1920. Il y poursuivit ce travail de portraitiste de studio, tirant le portrait des familles de la classe moyenne et aisée. Si dans ces portraits de commande brille son sens du cadre et de la lumière son génie se révèle dans toute sa splendeur dans son œuvre personnelle réalisée à l’écart de son studio. 

Il parcourait les Andes avec son lourd équipement de photographie sur le dos d’une mule. Ces montagnes restèrent tout son univers : parmi ses 30.000 clichés qui ont été conservés, on ne trouve aucune photographie de Lima ou de la côte péruvienne. Il photographia les montagnes majestueuses, le Machu Picchu découvert quelques années auparavant, les rues de Cuzco. Il capta les hommes et les femmes de toutes les conditions sociales qui les peuplent, sévères et cérémonieux. Il témoigna de la dignité de ces Péruviens les plus humbles, à rebours des préjugés de son époque. Mario Vargas LLosa dit de lui « Il lui a laissé sa marque personnelle, un ordre grave, une posture cérémonieuse et un rien ironique, une immobilité qui a quelque chose d’inquiétant et d’éternel. Triste et dur, mais aussi comique parfois, lorsqu’il n’est pas pathétique, le monde de Martín Chambi est toujours beau. »

S’il vivait principalement de ses portraits et des cartes postales qu’il tirait de ses photographies, il pu grâce à ce travail documentaire participer à des expositions à Lima, Arequipa, la Paz, Santiago du Chili. Il publia également ses photographies dans divers journaux péruviens, mais également étrangers, dont le célèbre National Geographic en 1938. 

 

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