Chabuca Granda – Cardo o ceniza

chabuca granda

Chabuca Granda est sans conteste la plus grande chanteuse criolla du Pérou. Au delà de Lima, du Pérou ou de l'Amérique du Sud,  elle touche à l'universel, à la manière de son alter-ego Violeta Parra. Le landó Cardó o Ceniza a justement été composé en pensant à la grande chanteuse chilienne qui venait de se suicider par dépit amoureux. Loin des bluettes romantiques éthérées, Chabuca Granda y chante sans fard le désir féminin qui reste si tabou, dans une valse d'Eros et de Thanatos, sensuelle et morbide, où se mêlent souvenir et fantasme, orgasme et agonie.

Traduction de Cardo o Ceniza -  Charbon ou cendre.

Comment sera ma peau contre ta peau
Comment sera ma peau contre ta peau
Chardon ou cendre, comment sera-t-elle?

S'il faut que je fonde mon espace dans le tien
Comment sera ton corps en me parcourant et comment
mon cœur quand je meurs
mon cœur quand je meurs

Ma voix se brisera quand cela prendra fin
de ne pouvoir te parler dans le creux de l'oreille
et ma bouche saliveuse brûlera
de la soif qui me brûlerais si tu m'embrassais
de la soif qui me brûlerais si tu m'embrassais

Comment sera le gémissement et comment le cri
de ma vie s'échappant dans la tienne
et comment sera la léthargie dans laquelle je m’abandonnerais
Quand le rêve s'endormirait entre tes rêves

Mes siestes doivent être brèves
Mes lagunes se réveillent avec tes fleuves

Mais comment seront mes réveils
Chaque fois que je me réveillerais honteuse
Tant d'amour, et honteuse

Cómo será mi piel junto a tu piel
cómo será mi piel junto a tu piel
cardo o ceniza, cómo será

Si he de fundir mi espacio frente al tuyo
cómo será tu cuerpo al recorrerme, como
mi corazón si estoy de muerte…
mi corazón si estoy de muerte

Se quebrará mi voz cuando se apague
de no poderte hablar en el oído
y quemará mi boca salivada
de la sed que me queme si me besas
de la sed que me queme si me besas

Cómo sera el gemido y cómo el grito
al escapar mi vida entre la tuya
y  como el letargo al que me entregue
cuando adormezca el sueño entre tus sueños


Han de ser breves mis siestas
Mis esperos despiertan con tus rios

Pero cómo serán mis despertares
cada vez que despierte avergonzada…
tanto amor, y avergonzada.

 

 

 

 

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